Le numéro estival de la revue Droits fondamentaux et pauvreté est en ligne.
Au sommaire de ce nouveau numéro :
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Pour lire la revue, c'est par ici :
Un billet d'humeur, dites-vous ? Aperçu de ce que vous retrouverez dans la revue
À la télé, une caméra qui filme des palettes de vivres. Des étiquettes avec des noms de CPAS dessus. Et une question qui ne devrait pas avoir à se poser : pourquoi près d'un colis alimentaire sur trois distribués en Belgique passe-t-il par une institution dont la mission première est justement d'éviter qu'on en arrive là ?
L'auteur, le juge honoraire à la Cour constitutionnelle Jean-Paul Snappe, aux premières loges du mouvement des banques alimentaires depuis la fin des années 80, ne mâche pas ses mots : l'aide alimentaire ne redonne ni autonomie ni dignité, et sa banalisation ressemble à un aveu d'échec — ou au minimum d'insuffisance — de nos politiques sociales. Le nombre de bénéficiaires a doublé en dix ans, triplé ou quadruplé en trente. Et avec la réforme du chômage qui s'annonce, le pire pourrait rester à venir.
Un texte bref, mais qui pointe du doigt une dérive silencieuse — et qui met chacun face à un choix : celui de la répartition de la richesse collective. À lire sans attendre.
La revue Droits fondamentaux et pauvreté, qu'est-ce que c'est ?
Brassant une large frange du paysage juridique belge, la revue Droits fondamentaux et pauvreté est entièrement consacrée à l'articulation entre la pauvreté et le respect des droits fondamentaux. Bilingue, elle s'adresse à un public plus large que celui des juristes « autorisés », praticiens ou théoriciens de la matière. Les documents, les articles de doctrine et les chroniques de jurisprudence qui y sont publiés sont, en effet, susceptibles d'intéresser les institutions officiellement en charge d'accompagner les personnes victimes de la pauvreté, tels les centres publics d'action sociale, mais aussi les nombreuses organisations publiques et privées qui militent et combattent pour l'éradication de la pauvreté — voire les personnes qui la vivent et s'acharnent elles-mêmes à la faire disparaître.
Avec pour constat que « la pauvreté est un échec de la collectivité : elle est le prix que nous payons pour n'avoir pas réussi à bâtir des sociétés véritablement inclusives, qui sachent valoriser chacun et chacune de ses membres, et créer les conditions qui permettent à chacun et chacune de s'épanouir. », et pour accroche : « Le droit, levier de la lutte contre la pauvreté », le comité de rédaction porte l'idée que le droit peut contribuer à favoriser cette inclusion et, dans cette revue, s'attache à identifier où il peut le faire.
Où consulter la revue ?
Tous les numéros de la revue Droits fondamentaux et pauvreté (soit environ 4 numéros par an depuis 2021) sont à retrouver dans notre dossier spécial du même nom, à consulter ici :