Le gouvernement wallon vient d'adopter en première lecture une réforme des allocations familiales pour les jeunes de 21 à 25 ans. Une mesure à connaître pour les travailleurs sociaux en CPAS, directement concernés par l'accompagnement de ce public en transition vers l'emploi.

Le gouvernement wallon a adopté un projet de réforme qui modifie sensiblement les règles d'attribution des allocations familiales pour les jeunes entre 21 et 25 ans. Concrètement, à partir de la fin des études ou d'une formation, le droit aux allocations familiales sera désormais limité à une période maximale de 12 mois, présentée comme un temps de transition. Cette période pourra être suspendue puis réactivée dans certaines situations, notamment en cas de maladie.
Aujourd'hui, le maintien des allocations après 21 ans dépend du statut administratif du jeune — études, formation ou stage d'insertion professionnelle. La réforme entend remplacer ce mécanisme par un dispositif unique, indépendant du statut. En pratique, cela signifie qu'un jeune qui ne poursuit ni études ni formation ne pourra plus conserver ses droits aux allocations jusqu'à 25 ans comme c'est possible aujourd'hui sous certaines conditions. Les allocations restent versées aux parents, même lorsque le jeune concerné est majeur.
Le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters a présenté la mesure comme un levier d'accompagnement : « Avec ce dispositif, on donne aux jeunes un peu de temps et de sécurité pour construire la suite après leurs études. C'est une manière concrète de les accompagner dans cette étape, en leur laissant l'espace nécessaire pour trouver leur voie, que ce soit vers l'emploi ou vers une formation. »
L'entrée en vigueur est prévue pour le 1er juillet prochain. Une période transitoire est annoncée pour les bénéficiaires actuels. Pour les CPAS, cette réforme est à suivre de près : les jeunes arrivant en fin de droits aux allocations familiales sans avoir trouvé d'emploi ni entamé de formation pourraient se tourner plus rapidement vers une demande d'aide sociale.