Une proposition de loi en discussion à la Chambre prévoit d'autoriser les CPAS à consulter les données bancaires de leurs bénéficiaires via le Point de contact central de la Banque Nationale — sans soupçon préalable, sans obligation de motivation.
Derrière l'argument technique de la lutte contre la fraude, le sociologue Carlo Caldarini identifie un glissement bien plus profond : celui d'une relation d'aide fondée sur le droit vers une relation fondée par défaut sur le soupçon.
Dans cette carte blanche, il interroge la proportionnalité de la mesure au regard de données qui montrent que la fraude sociale reste marginale, pointe l'instauration d'un régime de protection de la vie privée à deux vitesses selon la position sociale, et questionne ce que cette réforme fait concrètement au travail social. Une réflexion exigeante sur le modèle d'action sociale à défendre - ou non.
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